Story Time #1 – La rivière de la vie

Salut à tous, dans ces articles intitulé ” Story Time ” (C’est à dire, “Temps Histoire ” ) Je vais vous partager certains écris, que ça soit des histoire, des histoires limites philosophique, des poèmes et autres. Allez, je vous laisse directement avec la première histoire que j’ai écris lorsque que j’étais encore au lycée (en 2015 environ). Cette histoire raconte un peu ma vision de ce que peut être la vie. N’oubliez pas que tout en bas de trouve la vidéo où je conte moi même l’histoire !

C’est l’histoire d’un garçon qui est classé dans la société comme étant un geek, même si cette dénomination de geek n’est pas vraie. Ce garçon, Rémi, est plutôt ce que l’on pourrait appeler, par anglicisme, un gamer. Dès qu’il rentre du lycée, il se met devant son ordinateur et commence une partie d’un des nombreux jeux qu’il possède. Il joue généralement avec un dizaine de personne dispatché un peu partout en France, au Québec, en Suisse et en Belgique. Il est en classe de terminale.

Il aurait dut être en train de travailler, mais il avait des notes convenable et jugeait qu’il n’avait pas besoin de plus travailler que d’habitude pour avoir son bac. Mais … il était tout de même intéressé par une fille. Une fille qu’il trouvait absolument magnifique, une fille absolument sublime et avec en apparence un caractère assez désagréable (la fille populaire de base) mais qui dans le fond, est beaucoup plus gentille et compatissante qu’elle ne veut le faire croire. En début de la dernière semaine de cours, il n’y avait que la moitié de la classe et Rémi, comme à son habitude, il dormait coté mur de la table en cours parce qu’il avait passé, une fois de plus, une nuit blanche à jouer en ligne.

Puis le prof tapa sur la table de Rémi ce qui le réveilla en sursaut et lui dit :

– Euh … oui monsieur ?… Qu’est-ce qu’il y a ?… Le cour est déjà terminée ?…

– Non ! Et tu dormais, si tu ne veux pas travailler, ne viens pas en cour comme la moitié de la classe !

Rémi secoua la tête pour se réveiller et répondit :

– Si je viens, c’est seulement pour ne pas avoir de mot d’absence et que mes éducateurs me punissent, vous savez ?…

– Et est insolents en plus ?!

– Euh non-monsieur, je ne fais que vous expliquez des faits que vous n’aviez pas l’air de comprendre …

– Je comprends tout à fait ce qui vous pousse à venir !

– Mais alors … pourquoi est-ce que vous vous exclamez d’incompréhension de la sorte ?…

– Rémi ! Chez le proviseur !

– D’accord …

Rémi pris son sac dans la main, se tourna et vit la fille qui l’intéressait juste à côté de lui, il recula de surprise, il tomba brutalement sur sa chaise en faisant un bruit monstre et s’exclama :

– Marie ?! Mais … Qu’est-ce que … tu fais là ?! Il est où Yoann ? Enfin … normalement c’est lui qui est là à côté de moi en cours …

– Ben le prof a dit qu’il fallait remplir les places de devant en priorité et j’étais juste derrière toi, tu ne t’en souviens pas ?

– Euh non, je dormais.

– En marchant ? – Euh … oui …

– T’es somnambule ?

– Euh … non, ce n’est pas vraiment ça, je fais comme les dauphins, une seule moitié de cerveaux dormait en gros, ce n’est pas du somnambulisme.

– Mais arrête de dire n’importe quoi ! interrompit le professeur. Un humain ne peut pas faire ça voyons ! – Avec de l’entrainement si, essayez de jouer comme un fou à l’ordinateur toute la nuit pour ensuite devoir aller au bus et aller en cour, et ce sans avoir dormi. Même mieux. Essayez de jouer toute la nuit et toute la journée en n’ayant que deux trois heure de véritable sommeil pendant des années, vous verrez, à force, vous dormirez à moitié en fonction de l’importance des trucs, comme les cours, la difficulté des jeux, manger, faire ses besoins, etc.

Toute la classe, enfin ceux présents du moins, rigola. Un élève perturbateur s’exclama :

– Alors Rémi, on se masturbe ?

– Moi ? Non pas vraiment, quand je parle de besoin, je parle de pisser et déféquer. Pervers. Mais ça ne m’étonne pas que tu n’aies pas besoin d’aller aux toilettes, vu la grosse merde que t’es.

Le garçon se leva et le prof lui dit :

– Assis toi ! Et toi Rémi, tes propos son déplacé ! Une autre excuse de renvoi de cour !

– D’accord.

 – Yoann, accompagne-le, tu es le seul délégué présent.

– D’accord monsieur, je vous apporte le papier comme d’habitude ?

– Oui, merci.

Une fois Yoann et Rémi dans le couloir, Yoann dit à Rémi :

– Tu sais, tu devrais plus dormir chez toi au lieu de jouer … et arrêtes de faire le malin en cours, ça ne va que t’attirer des problèmes.

– Oh tu sais, j’arrive à rester troisième de la classe en dormant, alors pourquoi changer de méthode dis-moi ? Et puis … je ne fais pas le malin, j’en ai un peu marre des profs qui ne me foute pas un peu la paix …

– Pourquoi dormir plus et travailler ? Pour être premier, tu réussis à avoir 13 de moyennes en série S en ne dormant pas la nuit, en dormant en cours et en ne travaillant même pas, moi, en travaillant comme devrait le faire n’importe lequel des élèves en S, je ne réussis à avoir 15 de moyennes, tu pourrais avoir 18 de moyennes, ou même 20 !!

– Moi ? 20 de moyenne ? Sérieusement ? Tu m’a vu ou quoi ? Je suis un geek mon gars ! Je passe mes journées et mes nuits à jouer aux jeux vidéo, et j’en suis heureux.

– Mais tu peux changer … Tu vas changer. Il me semble que tu veux aller en école d’ingénieur, c’est ça ?

– Oui.

– Alors, si tu veux avoir ne serait-ce qu’une petite chance de rentrer, montre-leur de quoi tu es capable, fais leur une démonstration, quelque chose de grandiose, parce que ce n’est pas avec 13 de moyenne et avec comme appréciation a chaque cour « dors en cour » que tu vas entrer …

– D’accord, mais pour l’instant, je dois voir le proviseur.  

Durant toute la matinée, Rémi fit semblant de réfléchir au problème que le proviseur lui avait donné à faire, mais en réalité, il était en train de dormir, puis la sonnerie sonna et ce fut l’heure de manger. Rémi sortit de la salle et faillit bousculer une fille qui lui dit :

– Ah ! Je te cherchais !

Rémi leva la tête et vit Marie.

– Hein Marie ? Pourquoi tu me cherchais ? Tu veux te moquer de moi parce que moi, le second de la classe, me fais virer de cour, puis le fait que j’ai évoqué que je jouais tout le temps aux jeux vidéo sans m’arrêter et n’ayant pas de vie sociale à proprement parler ? Mais avant que tu dises que je n’ai pas de vie sociale, la nuit je joue avec une dizaine de francophones et le jour une dizaine anglophone, et ils sont tous dispatché partout dans le monde donc entre moi qui parle a une vingtaine de personne partout dans le monde en deux langues différentes et vous qui restez dans votre petite ville bien cosy, je crois que c’est vous qui êtes des asociales.

– Non, je suis venue te de dire que tu es un gars assez incroyable.

Rémi prit au dépourvu ne savait plus trop quoi répondre :

– Hein ?… Euh … Moi ? Incroyable ? N’importe quoi !

– Si, je t’assure, tu ne travailles pas un seul instant, tu dors la journée, tu ne dors presque pas durant les weekends et les vacances et tu arrives à être second de la classe alors que des personnes ont beau se démener, à travailler comme des fous, ils n’arrivent pas à dépasser la barre des 10 voir des 5 …

– Mais ce n’est pas ton cas, et puis, s’il y a vraiment des gens comme ça, ils ne sont pas faits pour la filière.

– Mais tu sais que si tu te donnais à fond, tu pourras réaliser tous tes rêves …

Rémi était tellement énervé par le fait que les gens lui disent la même chose, mais en même temps tellement heureux et gêné que la fille qu’il appréciait beaucoup lui dise autant de compliments qu’il ne vit pas les étoiles danser dans les yeux de Marie puis répondit d’un ton sec pour cacher sa gêne :

– Je n’ai pas besoin que des gens s’inquiète de ma vie scolaire, mais merci.

Sur ces mots, Rémi parti vite fait aller manger. Et Marie se laissa tomber sur le banc en se disant : « Mais pourquoi le seul homme intéressant avec qui je veux être, le seul homme que j’aime … me repousse de la sorte ?… Ne m’aime-t-il pas ?… Si c’est le cas … je n’ai pas vraiment le choix et dois me morfondre toute seule … J’en ai marre de ces amours impossibles … »

Et pendant ce temps, Rémi se dit : « Mais pourquoi la seule femme que j’aime … la seule femme avec une personnalité intéressante est-elle si inaccessible ?… Était-elle sérieuse lorsqu’elle m’a dit que j’étais intéressant ?… Je vois que je dois me morfondre tout seul … Pourquoi les seules choses que je veux sont inaccessibles ?… Pour ces amours impossibles ?… »

Rémi et Marie, chacun de leur côté, eurent des larmes qui coulèrent pour les mêmes raisons, sans même le savoir, ils croyaient chacun que l’autre était inaccessible … Avoir un amour impossible. Les jours passèrent et le dernier jour de cour arriva, Rémi ne dormit pas en cour, il était songeur, il se demandait s’il devait dire ce qu’il ressentait à Marie. Puis il passa tous les évènements qu’il s’était passé depuis qu’il l’avait vu. Durant cette manœuvre assez longue, il mit de côté les évènements affirmant ou infirmant des sentiments de la part de Marie à son égard. Marie durant le cours de mathématique qui durait des heures, elle se trouvait à côté de Yoann et lui demanda :

– Pourquoi Rémi regarde dans le vide comme ça ?

-Ah  ça, c’est quand il se remémore entièrement des évènements pour en mettre quelques-uns de côté, et vu le temps qu’il met, je dirai que les souvenirs durent quelques années.

– Il se remémore des années entières dans la tête pour les trier ensuite ?

– Oui, il a une mémoire que l’on pourrait qualifier …d’absolue, il se souvient parfaitement sans altération par les sentiments ou le temps, ce qu’il a vu, entendu en ressentit. Ensuite, il pense aux évènements qu’il veut mettre de côté pour ensuite les analyser. À ma connaissance, il peut en mettre que dix de côté.

– Il réussit à penser à dix choses en même temps ? – Oui, je trouve que c’est un pur génie, mais il ne veut pas me croire …

Marie se tue deux secondes puis dit tout bas :

– Non, ce n’est pas qu’il ne veut pas le croire, c’est qu’il a honte d’être si exceptionnel et de sortir tellement du lot de la société qu’il en serait probablement rejeté immédiatement.

Yoann n’entendit pas ce qu’elle dit et lui demanda :

– Tu disais quoi ?

– Non, rien d’intéressant …

Marie continua de regarder Rémi dans sa haute concentration puis au bout trois heures de remémoration qui correspondait à trois années de souvenir, il analysa les souvenirs mis de côtés, et tomba sur un résultat neutre. La sonnette sonna l’heure suivante et Yoann vint le voir pour rentrer en bus avec lui et lui dit :

– Alors, combien de souvenirs as-tu réussi à mémoriser d’un coup ?

– Une vingtaine, pourquoi, je suis si transparent que ça ?

– Ben, disons que quand tu fais ça, tu es éveillé et hyper concentré, ça se remarque tout de suite. Tu pensais à quoi ?

– Je regardais si la fille que j’aime m’aime …

– Ah d’accord, et le résultat ?

– Neutre, elle m’a trop ignoré et trop peu parlé pour qu’elle puisse me connaitre, malgré des choses qu’elle m’ait dites il n’y a pas longtemps.

– Tu sais Rémi … La vie … ce n’est pas quelque chose que l’on peut analyser froidement et se dire tel et tel évènement ont un poids, etc., non, la vie contient une infinité de variables non mesurables, tu ne peux pas savoir si la fille que tu aimes t’aime vraiment sauf en le lui demandant, car même si des indices peuvent te faire croire quelques petites choses, ils peuvent être de mauvais indice. Si tu veux en être sûr, tu dois faire quelque chose, aller lui parler.

Puis Rémi réagit vivement en regardant la route. Il vit Marie traverser la route, entendit un moteur se rapprocher d’une vitesse telle qu’elle est mortelle si le véhicule renverse un piéton et le véhicule venait d’un endroit avec peu de visibilité. Il courut tout en entendant le véhicule se rapprocher de plus en plus. Une fois au bord de la route, il vit le camion surgir du virage, Rémi sauta sur Marie pour la pousser, elle arriva sur le trottoir lorsque Rémi tomba sur la chaussée en voyant le camion se rapprocher de lui, Marie le tira vers lui, mais le camion passa tout de même sur les jambes de Rémi. Rémi cira de douleur en sentant et entendant ses os se briser sous les roues du camion qui s’arrêta quelques mètres plus loin. Le camionneur sortit et vint voir Rémi et lui demander :

– Jeune homme, ça va ?

Marie s’écria avec des larmes aux yeux et tenants la tête de Rémi dans ses mains :

– MAIS ?!! Mais comment voulez-vous qu’il aille bien après que vous l’ayez écrasé !

– Marie ?… Demanda Rémi péniblement.

– Oui Rémi ?…

– Ne t’inquiète pas, ce ne sont que des jambes, la seule chose que ça m’empêchera de faire, c’est de contrôler un autre compte de jeu avec mes pieds … Ce qui importe c’est …

Rémi eut la tête qui tourna, mais put finir :

– C’est … est-ce que toi, tu vas bien ?…

– Euh … oui, j’ai eu mon téléphone cassé, mais ça va …

– D’accord … Tant mieux … Puis Rémi s’évanouit.

Marie paniqua puis s’écrivit les yeux en larmes :

– MAIS PUTAIN BANDE DE CONNARDS SANS CERVELLE !!! APPELEZ UNE AMBULANCE AU LIEU DE REGARDER BÊTEMENT UN HOMME MORTELLEMENT BLESSÉ !!

Yoann fut tétanisé par ce qu’il voyait, son meilleur ami, en sang, les jambes écrasées. Puis il sortit de son état de choc et appela tout de suite les pompiers. Les pompiers arrivèrent dans les minutes qui suivirent l’appel. Rémi fut amené à l’hôpital, Marie vint lui rendre visite tous les jours, mais les jours et les semaines passèrent sans que Rémi se bougeât ne serait-ce qu’une paupière. Au bout de trois mois, Rémi de réveilla alors que Marie était endormie sur ses jambes. « Mais pourquoi je suis ici sérieusement ? Que s’est-il passé ?… » Puis il se souvint d’un coup des évènements, la peur du camion qui lui arrivait dessus, comment il avait été terrorisé et la douleur insoutenable de ses jambes blessées. Sa mémoire absolue lui fit se souvenir tellement clairement les évènements que c’était comme s’il revivait les évènements. Il en cria de douleur, il n’arrivait pas à s’empêcher de penser à cet accident, il le revivait encore et encore, il criait, il en avait tellement mal qu’il en pleurait, il en avait tellement mal qu’il ne pouvait même pas s’évanouir. Il cria tellement que Marie se réveilla et des médecins et des infirmiers entrèrent aussi alerter avec le cardiographe. Rémi n’arrêtait pas de crier et répétait inlassablement dans ses cris et se douleurs et ses larmes.

– ARRÊTÉ D’Y PENSER ! ARRÊTE D’Y PENSER ! ARRÊTE D’Y PENSER ! ARRÊTE D’Y PENSER ! ARRÊTE D’Y PENSER ! ARRÊTE D’Y PENSER ! ARRÊTE D’Y PENSER ! ARRÊTE D’Y PENSER ! ARRÊTE D’Y PENSER ! ARRÊTE D’Y PENSER ! ARRÊTE D’Y PENSER !

Il avait tellement mal que Rémi était rouge et se tenait la tête de ses doigts tellement fort qu’il en saignait. Un médecin intervint en lui administrant une grosse dose de morphine. Et Rémi tomba sur son lit et son cœur se calma, passa de 200 à 70. Le médecin en charge de Rémi soigna la tête de Rémi et expliqua à Marie.

– Mademoiselle … D’après ce que son ami et vous m’aviez dit, il a une mémoire absolue, ce qui fait qu’il se souvient de tout parfaitement comme aux évènements. Et le fait qu’il pensait à cet incident, le fit souffrir ce qui lui fit se souvenir de ce moment et quand il voulut arrêter d’arrêter, le fait de penser à arrêter de penser à l’accident le faisait penser à l’accident. C’est un cercle vicieux, mais durant son sommeil, il va apprendre à surpasser ne serait-ce qu’un peu cette douleur ou du moins à penser à une chose en mettant de côté certains côté, et ne pas penser à tout d’un coup.

– Pourquoi s’est-il fait mal à la tête comme ça ?…

– Se toucher la tête permet par effet purement psychologique de mieux se concentrer et il avait besoin de se concentrer pour arrêter de penser à l’accident, mais la douleur lui faisait serrer ses mains trop fort sans qu’il s’en rende compte et ses ongles s’enfonçaient dans sa peau.

Le médecin sortit tandis que Marie se dit à haute voix en pleurant doucement :

– Rémi ?… Pourquoi te fais-tu tant de mal ?… Pourquoi dois-tu tant souffrir ?… Ne pourrais-tu pas vivre tranquillement ta vie sans peine ni douleur ?…

Le corps de Rémi murmura :

– C’est parce que je suis comme ça … Je réfléchis trop ce qui me fait faire des bêtises et qui me fait tromper …

– Rémi ?… Tu es réveillé ?!…

Le corps de Rémi sourit et répondit :

– Je crois que tu le sais déjà. Il m’est impossible d’être éveillé.

– Tu dois sans doute me répondre sans forcément le vouloir …

Rémi sourit de nouveau.

– Tu sais, ce n’est pas parce que quelqu’un dort qu’il ne peut pas entendre ni parler.

– Rémi ?… Tu es la personne la plus fabuleuse que je n’ai jamais rencontrée sur cette planète.

Puis le corps de Rémi garda le sourire, mais ne répondit pas. Marie sourit et dit :

– On peut certes des fois parler durant son sommeil, mais ça ne dure pas souvent très longtemps …  

Au bout de deux jours, Rémi se réveilla et vit Yoann regarder par la fenêtre.

– Tu regardes quoi de si intéressant Yoann ? Ce ne sont que des immeubles, tu sais ?

– Rémi ? Tu es réveillé ?!

– Non, je suis en train de dormir les yeux ouvert en train de te regarder et de te parler en même temps, je suis doué hein ?

– Tes blagues m’avaient manqué vieilles, tu sais ?

– Ah bon ? Merci … As-tu expliqué as mes potes en ligne pourquoi je ne pouvais pas jouer ?…

– Oui, ils ont tous compris et étaient désolés de ne pas pouvoir venir te voir à l’hôpital, j’ai donc dû mettre une fois Skype à l’hôpital pour qu’ils te voient au moins une fois …

– Et sinon, il s’est passé quoi durant mon absence ?

– J’ai eu mon bac avec mention bien, Marie l’a eu de justesse, elle était trop occupée à autre chose …

– Ah bon ?… Elle était occupée à quoi ? Elle aurait dû avoir la mention assez bien …

– Depuis le jour de l’accident, elle vient tous les jours te voir, et elle reste généralement des heures.

– Je me demande pourquoi elle y reste des heures … elle doit vraiment s’emmerder … Au fait, les cours ont déjà commencé ?

– Oui, les cours ont déjà commencé. Je crois qu’elle vient et reste à tes côtés parce qu’elle s’inquiète pour toi et qu’elle n’attend qu’une chose, c’est que tu te réveilles.

Quelqu’un toqua à la porte et Yoann dit :

– Tiens, d’ailleurs la voilà, je vous laisse tous les deux.

Yoann sortit de la chambre pour laisser rentrer Marie. Elle resta un moment figée par surprise et put dire au bout d’une minute :

– Bonjour Rémi … Euh …

Elle rougit un peu et demanda :

– Comment tu vas ?…

– Ça pourrait aller mieux, mais ça pourrait aussi aller pire … et toi ?

– Moi ?… Euh ça va beaucoup mieux … Yoann a dû te le dire non ?…

– Il m’a dit que tu venais me voir tous les jours … merci, tu dois bien être la seule …

– Oui … mais tu sais … Yoann s’inquiète beaucoup lui aussi … Mais je n’ai pas vu tes parents, que font-ils ?…

– Ils sont morts.

– Quoi ?… Mais … Euh … Désolé … Comment ils sont morts ?

– Tu n’as pas à être triste pour moi, tu sais. Ce n’était que des connards qui ne pensaient qu’à leurs gueules. Ils sont d’une mort aussi pitoyable qu’ils l’étaient. Mon père est mort en premier en s’étouffant avec un morceau de gras avalé de travers. Et ma mère est morte deux mois après parce qu’elle n’avait pas mis sa ceinture de sécurité, elle roulait comme une folle, elle eut un accident, la tête traversa le parebrise, mais le parebrise étant feuilleté, l’arrêta un peu et elle eut la gorge découpée et elle mourut vidée de son sang.

– C’est une mort horrible …

– Une mort horrible pour la plus horrible de mes parents …

– Tu as vraiment dû vivre des moments très difficiles …

– Oui, ma vie ne fut pas rose … mais ce ne fut pas la pire …

Marie qui était toujours près de la porte s’approcha du lit et s’assit sur la chaise et lui demanda :

– Pourquoi la vie t’a-t-elle offert tant de malheurs ?…

– Tu sais … La vie … C’est comme une rivière, une rivière avec énormément de branches a énormément d’endroits. Et il y a plusieurs manières de vivre, soit tu décides de te laisser faire et à force, de couler au point de n’avoir presque rien qui puisse nous remonter à la surface jusqu’à se démener. Se battre dans la vie, pour sortir du courant ou bien, au moins avoir la tête hors de l’eau. J’ai choisi me laisser faire totalement … Mais le problème … C’est que généralement, si tu te laisses emporter par le courant, ça t’emmènera dans une branche de la rivière où il y aura du courant et il en devient très difficile d’en sortir … Alors que si l’on choisit de se débattre dès le début, on peut sortir la tête de l’eau et même aller dans une branche plus calme, on peut même s’accrocher à quelque chose qui nous permettrait de construire un bateau …

– Rémi …

– Oui Marie ?…

Marie s’approcha de Rémi et posa sa tête contre la sienne et lui dit :

– Rémi … Je t’aime …

Rémi en resta bouche bée et fini par répondre en posant ses mains sur la tête à Marie :

– Je t’aime aussi … Veux-tu construire un bateau avec moi ?…

Puis Rémi amena la bouche de Marie contre la sienne et ils s’embrassèrent de longues minutes … Yoann attendait derrière la porte et partit en se disant en souriant : « C’est bien Rémi, tu as enfin trouvé quelqu’un avec tu pourras construire ton bateau ».

Depuis ce jour, Marie et Rémi vécurent heureux toute leur vie. Rémi fini sa vie en fauteuil roulant, mais il a pu être ingénieur concepteur de jeux vidéo, Marie put devenir une actrice célèbre. Depuis, Marie et Rémi décidèrent qu’ils feraient leur maximum pour aider les personnes en train de se noyer dans leurs rivières et pour cela de faire le tour du monde. Rémi fut reconnu comme étant le plus grand génie du siècle ce qui lui valut quelques vagues dans la rivière commune avec Marie, mais ils avaient tous deux construit un bateau si solide qu’il résista à toutes les vagues, et même à toutes les tempêtes. Marie et Rémi eurent deux enfants, une fille et un garçon, ils firent une bonne scolarité et trouvèrent ensuite la personne avec qui ils pourraient construire leur bateau. Marie et Rémi moururent ensemble main dans la main lors de leur 100e année où ils étaient ensemble …

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