Pensée Hors Série #18 – Collabo – La privation et la prohibition est-elle bénéfique ?

Donc dans cette PHS, toujours en collaboration, même si ce n’est que de la retranscription de ce qu’à dit mon cher ami Yoann, nous allons parler de la privation, mais aussi de la prohibition (fait d’interdire certaines choses de manières légales). Ici, ce sera donc Yoann qui fera l’introduction vu que c’était son sujet proposé !

Yoann pose les problèmes suivant :
Est-ce qu’interdire, prohiber quelque chose est une bonne idée ?
Est-ce que ça aide à l’apprentissage ou non ?
Mais surtout, comment cela doit-il être géré ?

Il m’a tout d’abord laissé la parole. Donc pour moi, la privation n’est pas forcément une bonne chose, sauf que ça peut, bien entendu, l’être.

Pourquoi cela peut-être une bonne chose ? Tout simplement parce que se priver d’une chose peut permettre d’apprécier beaucoup plus certaines choses qui pourraient être plus utiles, ou autre. Et si cette privation est partielle, elle peut permettre d’apprécier encore plus cette chose dont on se prive partiellement. C’est une question d’équilibre entre le plaisir qui dure dans le temps et le plaisir ponctuel.
 Mais tout permettre n’est certainement pas une bonne chose. Prenons le cas de la drogue. Si tout le monde se drogue, cela fera que tout le monde, où une majorité, ou encore un grand groupe, sera en moins bonne santé, mourra plus vite ce qui influera énormément sur le cout de la vie dans la société. En effet, la drogue a un grand cout social, notamment l’alcool. D’ailleurs une vidéo du Monde en parle plutôt bien et qui pourrait vous étonner sur la drogue la plus nocive. Donc d’un côté, ça peut être bien de prohiber certains produits. Mais d’un autre, le prohiber peut entrainer des couts sociaux encore plus grands, car on se dit que c’est cool d’enfreindre la loi, que l’on ne rentre pas dans le cadre de la société moderne. Il suffit de voir ce qu’il se passe avec le cannabis ou encore l’alcool aux États-Unis d’Amérique où pendant un temps l’alcool a été interdit et des gangs trafiquaient de l’alcool, créaient pleins de morts, de criminalité. Savoir ce qui doit-être et ce qui ne doit pas être interdit est difficile et le cout du ” on laisse les gens se gérer ” ne peut pas fonctionner. Et légaliser certaines choses telles que le cannabis pourrait donc permettre de gérer plus facilement la consommation avec des produits de meilleure qualité, moins de violence et faire baisser la criminalité. Ce n’est pas pour rien si l’alcool aux États-Unis d’Amérique a été légalisé.

Pour moi, il faut faire la différence entre la prohibition bête et méchante et la prohibition réfléchie et bienveillante. Et cette question de privation, même si je n’ai parlé quasiment qu’exclusivement de manière légale, peut se faire aussi à plus petite échelle, comme manger, ou autre.

Yoann voulait plutôt parler de la privation en général qui rejoint, selon lui, l’idée de tabou. Et comme je l’ai dit, interdire une chose, attire les personnes vers cette chose. Mettre une barrière, va attirer l’attention, et va donner envie de la franchir. L’humain a toujours voulu repousser les limites du possible, que ça soit les limites physiques comme les limites morales. Il prend un exemple, imaginons que l’on grandit avec l’idée que la pomme, c’est le mal, qu’il ne faut pas en manger. Au fond de toi, tu auras envie de savoir ce que ça fait que de croquer dans une pomme, quel gout ça a, quelle sensation. Beaucoup de personnes auront envie de transgresser l’interdiction, même si des personnes ne le feront pas, bien entendu.

Ici, je mets une nuance, ou plutôt une précision. Ce n’est pas la barrière, l’interdiction qui attire,  c’est le fait que ça soit inconnu. Par exemple la cigarette, en plus du caractère social très fort de cette drogue, un jeune qui n’a jamais fumé aimera sans doute savoir ce que ça fait que de fumer ce produit que tout le monde fume, que tout le monde apprécie. En reprenant l’exemple de la pomme, on se demanderait quel gout ça a. Et si on en voit une dans un film, avec son jus on pouvait aussi se dire, ouah, ce jus de la pomme, ça doit être tellement bon, ça a quel gout ?

D’ailleurs cette idée de curiosité, d’inconnu, permet de faire une transition vers la partie suivante de Yoann. Chez lui, ils n’y ont pas tant de tabous, ils peuvent parler d’à peu près tout. Ils ont eu des discussions sur la drogue, le sexe, l’orientation sexuelle, etc. Chez eux, ils ont eu le droit de gouter à l’alcool dès 12 ans (Yoann a accepté à ses 14 ans le bon petit citoyen). Et ils avaient par la suite encore le droit de gouter encore un peu à l’alcool, à petite dose, bien sûr. Et aucun d’eux n’est pris de bonne grosse cuite (d’après la connaissance de Yoann de 26 mars 2017) car ils connaissent leur limite. Yoann est peut-être son frère n’a pas eu l’idée ou le désir de boire de l’alcool en cachette sans doute parce qu’il n’y avait pas d’interdiction [mais attention, ce n’est qu’une expérience personnelle et n’a aucune valeur de vérité.]

Pour revenir sur le sujet, pour lui, prohiber et interdire n’est pas la solution, mais malgré que l’interdiction de certaines choses existait peu, ça ne les a pas empêcher de faire des conneries, de se faire punir cul nu. Ne pas interdire, ne veut pas dire tout accepter.

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