Story Time #5 – Je suis

Écrit qui relate un peut ma pensée sur l’être, qui qui nous sommes ! N’oubliez pas la vidéo qui conte l’histoire à la fin tel que je l’ai imaginé !

J’attends. Je suis dans une file d’attente. Ah … L’administration française …
– Numéro 64 !
Tiens c’est à moi, enfin. Je me lève, doucement. Oui je sais des gens attendent, mais j’ai beaucoup attendu alors je veux prendre mon temps. Je suis égoïste. Je m’assieds devant l’homme. Au guichet.
– Bonjour, monsieur vous êtes ?
Je serai tenté de dire que oui je suis. Mais suis-je réellement ? Que suis-je ? Qui suis-je ? Oui je suis ces mots, mais est-ce que mon être se résume à ça ? À ces simples mots me définissant ?
– Monsieur ! Vous m’écoutez ?!
– Ah oui excusez-moi. Je suis Rémi. Rémi Rouzé.

Ah ces deux mots définissant ma singularité. Mais il peut y avoir d’autres Rémi Rouzé dans le monde. Donc Rémi Rouzé n’est pas moi. Encore heureux que mes parents m’aient donné trois autres prénoms. Il y a peu de chance que quelqu’un s’appelle exactement comme moi. Peu de chance, mais pas impossible. Je ne peux pas me définir en fonction de mon nom. Peut-être puis-je dire ce que je suis en fonction de mon organisme. Mais dans ce cas je suis juste humain. Je suis une généralité. Un cas parmi un groupe immense. Oui je suis humain. Mais je ne me résume pas qu’à ça. Je suis aussi autre chose. Quelqu’un d’autre. Mais qui ? Comment puis-je définir mon unicité ? Qui suis-je ? Mais suis-je réellement quelqu’un ou quelque chose ?
– C’est bon monsieur ça ira pour aujourd’hui.
– Bien, merci. Vous pensez que je devrais revenir ?
– Oui je le pense.

Oui c’est ça. Nous pensons, je pense. Je pense donc je suis. Je sais que je suis. Mais non … Comment sais-je que je pense ? Comment sais-je que je ne crois pas penser ? Peut-être que je ne pense pas seul. Mais je suis. Je le sais. Mais comment le sais-je ? Est-ce un sentiment ? Où juste une illusion ? Descartes avait tout faux. On ne peut pas dire, je pense, donc je suis.
Ah to be or not to be? Être ou ne pas être. Je pense que nous pensons parce que nous sommes et que ne pas être serait bien plus simple. Mais reste la question principale. Qu’est-ce qu’être ?
Comment définir ce qu’est une chose ? Il y a différentes approches. La scientifique qui va définir en fonction de caractères scientifique comme l’ADN, la composition moléculaire et atomique ou autres. Il y a une approche plus spirituelle qui va définir en fonction de nos émotions, de notre caractère, de notre manière de penser.

 “Je suis ce que tu appelles le monde. Ou bien l’univers. Ou bien dieu. Ou bien la vérité. Ou bien tout. Ou bien un. Mais je suis aussi toi” Oui c’est ça. Chacun de nous formons l’univers. Chacun de nous sommes tout, mais ne somme en même temps qu’un, mais nous sommes aussi et surtout … rien.
Je ne suis rien. Mais je suis aussi tout. Tout cela est très contradictoire, mais il faut se dire qu’un est tout et tout n’est qu’un. Le fait de n’être à la fois rien, mais que nous sommes en même temps tout n’a rien de contradictoire, c’est même complémentaire.
Mais la vérité nous échappe, la réalité c’est que l’on ne peut pas définir de qu’est l’être. Nous savons que nous sommes, comme nous savons que nous existons sans pour autant avoir de fondements. Comme si c’était inscrit dans notre programme de croire en ces concepts d’existence et d’être.

Finalement. Je ne peux pas dire si je suis moi.

Je crois que je suis moi.

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